lundi 23 février 2009

CURRICULUM VITAE DU MASTER MULLER LOFINDA

Nom: Muller Lofinda Lifake.
Adresse en RD Congo: 28, Bloc Wagenia Mangobo-Kisangani, RD Congo.
Adresse en BELGIQUE: 8, Rue Monseigneur Heylen, B-5030 Gembloux-Belgique.
GSM: +243 81 638 43 72
+32 49 21 53 763
Adresse électronique: masterlofinda@gmail.com


Études faites:- D.E.S. en production végétale
(IFA Yangambi/RD Congo)
- Diplôme de maîtrise en Protection de culture
( Faculté de Gembloux -Belgique )
- Ingénieur agronome en phytotechnie
(IFA Yangambi)

Expériences:- Formateur processus REDD à Kisangani
- Chef de projet conservation communautaire
- Consultant à l'IRM
- Consultant à la CTB PAIDECO
- Chef de travaux à l'ISEA Bengamisa
- Expert en agriculture durable

dimanche 22 février 2009

Possibilités d'application de l'IPM contre les principaux ravageurs du bananier plantain.

SOMMAIRE


INTRODUCTION

I. BREF APERCU SUR LA CULTURE DE BANANIER

II. COSMOPOLITES SORDIDUS
II.1. Biologie et dégâts
II. 2. Méthodes de lutte
III. PENTALONIA NIGRONERVOSA
III.1. Biologie et dégâts
III.2. Méthodes de lutte
IV. POSSIBILITES D’AMENAGEMENT DANS UNE DEMARCHE IPM ET SES LIMITES
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES












INTRODUCTION

Les écosystèmes sont des milieux complexes régis par de très nombreuses interactions entre espèces appartenant à des niveaux trophiques différents.
Que l’on parle de prédation, du parasitisme, de coopération, ou de symbiose, toutes ces relations impliquent des comportements qui ont été sélectionnés au cours du temps comme les plus productifs dans des circonstances particulières et , correspondent aussi à des traits d’histoire de vie (démographie) ou des particularités physiologiques (Blondel J,2005 ).

La mise en place d’une culture implique sa protection vis-à-vis des maladies et certains ravageurs qui peuvent provoquer des dégâts considérables. Les ravageurs sont un facteur important de limitation des ressources alimentaires de l’homme.
Les pertes alimentaires mondiales imputées aux ravageurs sont estimés à 48% ( 35% avant la récolte et 20% des stocks après récoltes ). Ainsi , en dépit d’un effort important et croissant consacré à la protection des cultures , les ravageurs continuent de peser lourdement sur la production alimentaire de l’humanité (Barbault R,2008 ).

Le bananier cultivé (bananes et plantains) constitue une source alimentaire pour des millions de personnes dans le monde. Sa culture s’étend sur plus de 120 pays des régions tropicales et subtropicales à travers les cinq continents (JENNY et al, 2002) et constitue non seulement un aliment de base pour plus de 400 millions de personnes dans les pays en développement de l’Amérique du Sud, du sud-est asiatique et de l’Afrique, mais aussi une véritable source de revenus (Teycheney et al, 2007).

Cependant, de lourdes menaces parasitaires pèsent actuellement sur la production de cette culture. Parmi ces menaces, les maladies fongiques, les maladies bactériennes, les nématodes, les maladies virales et les insectes sont signalés dans les zones de culture de la banane (Baudouin et al, 2002) et ont un impact considérable sur la production.
Les dégâts occasionnés par les insectes ravageurs seraient de l’ordre de 35 à 40 % de la production totale. (Mestre, 1997). De ce fait, la lutte contre ces ravageurs s’avère très indispensable.

De plus, l’utilisation des pesticides est ainsi confrontée à plusieurs problématiques en relation avec les aspects technologiques des traitements ( il s’agit ici de leur formulation ), la pollution de l’environnement, la sécurité de la manipulation et la sécurité alimentaire( Calvet R et al,2005 ).

La lutte biologique est basée sur l’exploitation par l’homme et à son profit d’une relation naturelle entre deux êtres vivants ( Regnault-Roger et al.,2005) alors que la lutte intégrée est un système de lutte, contre les ravageurs et maladies des cultures, ayant deux principaux objectifs : maintenir la présence des ravageurs en dessous du seuil de tolérance, par des méthodes biologiques, prophylactiques et limiter au strict nécessaire le recours aux produits chimiques.

C’est dans cette optique que ce travail porte sur la caractérisation des principaux insectes ravageurs du bananier et analyse des possibilités d’application de l’IPM contre ces bio agresseurs d’importance économique pour cette culture.





I. BREF APERCU SUR LA CULTURE DE BANANIER

Ø Classification :
Classification
Règne
Plantae
Sous-règne
Tracheobionta
Division
Magnoliophyta
Classe
Liliopsida
Sous-classe
Zingiberidae
Ordre
Zingiberales
Famille
Musaceae
Genre
Musa

Ø Origine : Le centre d’origine de la banane sauvage se situe dans le sud est asiatique ainsi que dans les îles du Pacifique, d’une région s’étendant de l’Inde à la Papouasie Nouvelle Guinée, incluant la Malaisie et l’Indonésie (Marin et al, 1998)

Ø Morphologie : Les espèces du genre Musa sont des herbes géantes ne possédant pas de vrai tronc. Ce pseudo tronc est composé des pétioles des grandes feuilles insérées en spirales (Jones 2000)
Ø Type de sol : Un bon sol pour la culture du bananier doit être profond, aéré avec un bon drainage. Une bonne fertilité constitue un grand avantage et le taux de matière organique d’au moins 3% est exigé. Le bananier tolère des pH compris entre 4.5 et 7.5 (Karamura et al, 2008). Humidité du sol normale
Ø Température: La température idéale pour la croissance du bananier est voisine de 28°C. La température minimale de croissance, nommé seuil thermique, se situerait entre 14 et 16°C. La durée du cycle du bananier et l’intervalle de temps entre la floraison et la récolte sont fortement influencés par la température.
Ø La rusticité : Moins de 15°C pour un pied bien installé, les feuilles disparaissent sous 0°C.
Ø Méthode de multiplication : Par division des rejets.
Ø Type de végétation : vivace.

II. Cosmopolites sordidus

II.1. Biologie et dégâts

a)Biologie

Le charançon du bananier est très largement répandu en région tropicale. Il est l’ennemi le plus dangereux de la culture du bananier. Le charançon Cosmopolites sordidus (Germar, 1824) (Coleoptera : Curculionidae) est l’un des principaux ravageurs des bananiers, des bananiers plantain et du genre Ensete. L’adulte, de couleur noire, mesure 10-15 mm.
Le charançon a une activité nocturne et il est très sensible au dessèchement. Les adultes peuvent demeurer sur le même pied pendant une période de temps prolongée, seule une petite proportion se déplaçant sur plus de 25 mètres en l’espace de six mois.
La femelle dépose ses œufs, blancs et de forme ovale, un à un dans des trous qu’elle creuse à l’aide de son rostre. (C.Gold, 2000). Les larves passent par 5 à 8 stades larvaires. La nymphose se fait dans des cellules nues, près de la surface de la plante hôte.Le taux de développement dépend de la température. En conditions tropicales, la période séparant la ponte du stade adulte est d’environ 5 à 7 semaines.
Les œufs ne se développent pas en dessous de 12°C ; cela explique sans doute pourquoi on rencontre rarement le charançon du bananier au-dessus de 1600 mètres d’altitude.



b) Dégâts
Les charançons adultes sont attirés par des substances volatiles qui émanent des plantes hôtes. Les bulbes coupés les attirent tout particulièrement. Du fait que les charançons sont attirés par les bulbes coupés, les rejets utilisés comme matériel végétal sont particulièrement exposés à leurs attaques. On a enregistré des pertes de plus de 40% des plants.


D’après les observations effectuées, les attaques de charançons perturbent l’émission racinaire, tuent les racines existantes, limitent l’absorption des éléments nutritifs, réduisent la vigueur des plants, retardent leur floraison et accroissent leur sensibilité aux autres ravageurs et maladies. Elles entraînent des baisses de production du fait de la perte de bananiers (plants morts, cassés à la base ou couchés sur le sol) et de la réduction du poids des régimes. La chute de plants, communément attribuée aux nématodes, a été observée dans des plantations fortement infestées de charançons, en l’absence de nématodes. La larve, issue d’un œuf déposé au collet, se nourrit du rhizome où elle creuse de galeries. Le nombre de stades larvaires, forme nuisible de l’espèce, varie selon la température et l’alimentation. Vers 25°c, le stade nymphal est atteint en 30 à 40 jours. Les attaques peuvent entraîner des baisses de production jusqu’à 35% ( MESTRE J., 1997).

II.2. Moyens de Lutte contre cosmopolites sordidus

a. Lutte prophylactique
Des mesures préventives consistent en un bon choix du lieu d’exploitation et la plantation du matériel végétal indemne dans une parcelle saine.
Adaptation des pratiques culturales : Eviter de laisser des faux troncs fraîchement coupés au sol pour restreindre l’habitat et les ressources alimentaires du charançon. Assurer un bon entretien en buttant les plants du bananier.

b. Lutte chimique
Dans les plantations commerciales, la lutte contre le charançon se fait principalement à l’aide de pesticides chimiques : on applique des nématicides et des insecticides spécifiques au voisinage de la base des pieds de bananiers.
Les insecticides à base de cyclodiènes, autrefois largement utilisés, ont été abandonnés face au développement de populations de charançons résistantes et du fait de préoccupations environnementales. Il existe des organophosphorés moins persistants, mais du fait qu’ils sont plus coûteux et plus toxiques pour celui qui les manie, ils ne conviennent guère aux petits producteurs. On peut remplacer les pesticides par des composés d’origine végétale.
En trempant les rejets dans une solution à 20% de semences de neem (Azadirachta indica) avant de les planter, on protège les jeunes plants des attaques des charançons : grâce à l’effet répulsif de cette solution sur les charançons adultes, la ponte sera réduite. Ce traitement a aussi pour effet de réduire le taux d’éclosion des œufs.

c. Lutte culturale

Toute plantation de rejets fortement endommagés est à éviter. La pratique du traitement à l’eau chaude, qui permet d’éliminer les charançons est aussi largement pratiquée. Il est recommandé de plonger les rejets parés dans un bain d’eau chauffée à 52-55°C pendant 15-27 minutes. Ce traitement ne permet de tuer qu’environ un tiers des larves de charançons.
Le piégeage systématique à l’aide de morceaux de pseudo tronc ou de bulbe est un moyen efficace pour réduire les populations de charançons adultes.
Cependant, cette méthode exige de la main-d’œuvre et est souvent limitée par la quantité de matériel disponible. Un autre moyen est l’assainissement des plantations (destruction des résidus) qui, en supprimant les habitats et sites de reproduction des charançons, permet de réduire leur nombre. Pour l’instant, on ne dispose pas de données sur les relations entre les différentes méthodes d’assainissement des plantations et la densité de population des charançons.

d. Lutte Biologique

Les tentatives qui ont été faites pour introduire ces ennemis naturels dans d’autres zones bananières se sont en général soldées par un échec.
En revanche, les fourmis myrmicines Tetramorium guinense et Pheidole megacephala ont contribué au succès de la lutte contre les charançons dans les plantations de bananiers plantain à Cuba. La méthode utilisée consiste à encourager les fourmis à se loger dans des morceaux de pseudotronc grâce auxquels on peut ensuite les disséminer. Les études sont faites sur les champignons entomopathogènes (comme Beauveria bassiana et Metarhizium anisopliae). .
Les nématodes entomopathogènes Steinerma et Heterorhabditis spp. s’attaquent aux adultes et aux larves de charançons dans les champs, mais leur coût et le fait qu’ils ne sont efficaces qu’en présence de fortes densités de population de charançons empêchent pour l’instant de généraliser leur utilisation. Des essais en champ effectués sur des prédateurs endémiques (coléoptères, perce-oreilles) en Afrique n’ont mis en évidence qu’un potentiel limité pour réduire les populations de charançons.


e) Lutte génétique

D’après les criblages, enquêtes et comparaisons de clones qui ont été effectués, les bananiers plantains sont le groupe le plus sensible aux attaques des charançons. Les bananiers à cuire d’altitude d’Afrique de l’Est et le genre Ensete sont également réputés pour leur grande sensibilité.
On dispose apparemment de sources de résistance primaire chez Yangambi km5, FHIA-03 (ou ses géniteurs) et certains hybrides diploïdes de l’IITA (TMB2x8075-7, TMB2-7197-2 et TMB2x6142-1). La résistance de la plante hôte semble essentiellement due à des mécanismes d’antibiose qui sont à l’origine de taux élevés de mortalité au stade larvaire (Gold C.et al,. 2000).

II. PENTALONIA NIGRONERVOSA

III.1. Biologie et dégâts

a) Biologie
Ce puceron, probablement originaire du sud-est asiatique, est présent dans la plupart des pays de la zone. Il est aujourd'hui pantropical, puisqu'il est présent sous pratiquement tous les tropiques (Hill, 1983)
Les mâles ne sont pas connus chez cette espèce. Ceci lui confère une reproduction parthénogénétique (sans fécondation) et vivipare (les femelles donnant naissance directement à des petits vivants). Chaque puceron produit en moyenne deux petits par jour. Le cycle de la nymphe à l'adulte est réalisé entre 9 et 16 jours. L'espérance de vie d'un adulte est de 8 à 26 jours. La reproduction débute un jour après la maturité. Chaque femelle peut produire une progéniture moyenne de 14 petits (Mau et al., 2000). Aux températures optimales de 24-28°C, cet insecte se reproduit à raison de 25 à 30 générations par an (Völkl et al., 1990).

b) Dégâts
Les pucerons déposent le miellat qui attirent les insectes qui détruisent les feuilles en consommant ce miellat et d’un autre côté, ces pucerons transmettent le virus des sommets touffus du bananier, qui est l’une des plus sévères maladies atteignant bananier (Thomas et al., 1991). Ce virus infecte tous les cultivars de bananier, retarde leur croissance et occasionne des chutes drastiques de la production (Su et al., 2003).







III.2. Méthodes de lutte
a. Lutte prophylactique

Eviter tout déplacement de matériel contaminé d’une zone infectée à une zone saine. Tout plant visiblement infecté doit être détruit. Eviter les tailles drastiques et les excès d’engrais riches en azote qui favorisent la prolifération des pousses tendres et succulentes ; Choisir des engrais à libération lente et à teneur modéré en azote. Intercaler quelques plantes pièges dans votre champ pour attirer et capturer les pucerons.
Planter les végétaux contenant les huiles répulsives (ail, citronnelle,…) aux pieds des bananiers.

Lutte chimique

Les pulvérisations foliaires à base de Chlorpyrifos et acéphate ont été efficaces dans la réduction des populations de pucerons. L’application de ces produits se fait avant la récolte (Hata et al., 1992, Hata et Hara, 1992).
Aussi l’utilisation de prélavage dans un détergent doux est appliquée à l’ouverture des bractées dans les cultures de bananier sous serre suivie d’un trempage pendant 5 minutes dans un savon insecticide pyréthroïde (Hansen, 1992).

Lutte culturale
Arracher, détruire et remplacer régulièrement les plantes atteintes. Hara et al.(1992) proposent qu’après la récolte l’immersion de fleurs et de feuillage à l'eau chaude à 49 degrés centigrades pendant 10 minutes pour tuer les pucerons.

d. Lutte biologique
Cette lutte consiste à réaliser un lâcher inondatif d’insectes parasitoïdes qui vont pondre des œufs dans un puceron ou à proximité. Ces œufs vont se développer aux dépends du puceron et le tuer. Padmalatha et al. (1998) ont révélé le potentiel prédateur des coccinellidae Aphidophagus sur Pentalonia nigronervosa alors que Waterhouse (1987) proposait l’utilisation de Lysiphlebius testaceipes, un des redoutables parasites de cet aphide de bananier. Par ailleurs, l’utilisation d’Ephedrus cerasicola semble être aussi prometteuse (Stary et Stechmann, 1990).

V. POSSIBILITES D’AMENAGEMENT DANS UNE DEMARCHE IPM ET SES LIMITES

La protection intégrée en culture des bananiers étant la combinaisons optimum des toutes les méthodes de lutte a pour objectif de sécuriser et optimiser la production des bananiers plantains et de limiter l’impact d’usage des pesticides sur l’environnement et les hommes.
La figure ci-dessous propose les possibilités d’aménagement dans une démarche IPM de culture des bananiers contre les cosmopolites sordidus et les pentalonia nigronervosa.






COSMOPOLITES S. SSORDIDUS
PENTALONIA N.
Lutte prophylactique :
-Matériel végétal indemne dans parcelle saine
- Eviter de laisser des faux troncs fraîchement coupés au sol

Lutte chimique : Applications raisonnées
-Usage insecticides : des organophosphorés
- Trempage des rejets dans une sln de neem (Azadirachta indica)


Pratiques culturales :
-Piégeage à l’aide de morceaux pseudo tronc
-Assainissements de plantation : Désherbage.
-Traitement à l’eau chaude après la récolte



Lutte biologique :
-Utilisation des fourmis myrmicines (Tetramorium guinense)
-Utilisation des champignons entomopathogènes(Beauveria bassiana)
-Utilisation de nématodes entomopathogènes (Steinerma)
Lutte génétique :
Utilisation des variétés résistantes Yangambi km5, FHIA-03
Lutte prophylactique :
-Détruire tout matériel végétal infecté
- Eviter les tailles drastiques et les excès d’engrais riches en azote
-Utilisation des plantes pièges

Lutte chimique : Applications raisonnées
-Chlorpyrifos et acéphate
- Savon insecticide pyréthroïde

Pratiques culturales :
- Arracher, détruire et remplacer régulièrement les plantes atteintes.
- Immersion de fleurs et de feuillage à l'eau chaude à 49°C pendant 10 min




Lutte biologique :
-Utilisation des parasitoïdes et des prédateurs
ü coccinellidae Aphidophagus
ü Lysiphlebius testaceipes
ü Ephedrus cerasicola,…
Facteurs humains :
-Formation des paysans sur les bonnes pratiques culturales
-Système d’avertissement
-Certification
- Logistique suffisante
-Surveillance











Facteurs météorologiques :
-Conditions climatiques favorables pendant le moment de la lutte
-Période de plantation (12°C)
-Respect des saisons culturales












LIMITES
Lutte chimique : - Développement de la résistance par les ravageurs
- Préoccupation environnementale
Lutte culturale : - Exigences d’une main d’œuvre élevé
- Pas de données sur les relations entre les différentes méthodes d’assainissement des plantations et la densité des ravageurs.

Lutte biologique : - Utilisations d’auxiliaires uniquement pour des cultures économiques
- L’efficacité d’auxiliaire sur terrain se diffère.



CONCLUSION

L’évolution vers la lutte intégrée s’est amorcée avec la lutte biologique classique. Dans un contexte d’agriculture durable, la lutte biologique (prise dans son sens large) peut offrir de nombreuses méthodes de lutte alternatives aux insecticides de synthèse (Vincent et Coderre 1992).
Cependant, l'usage régulier des insecticides comporte de sérieux inconvénients, comme la possibilité de créer des races résistantes et des risques de dépassement des limites de tolérance pour les résidus d'insecticides (LMR) à cause d'applications multiples par différents opérateurs de la chaîne commerciale du grain. Cette situation est difficilement acceptée car les résidus de pesticides issus d'usages mal maîtrisés ont une très mauvaise image dans l'opinion du consommateur. Il en résulte aussi des problèmes de spécificités : certains produits ne sont pas suffisamment spécifiques et élimine des espèces qui ne sont pas nuisibles.
En matière de protection des végétaux en culture des bananiers contre leurs principaux ravageurs (Cosmopolites sordidus et Pentalonia nigronervosa), nous avons proposé la combinaison de sept types d’approches à savoir la lutte prophylactique, la lutte chimique, la lutte biologique, les pratiques culturales, la lutte génétiques, les facteurs humains et météorologiques.
Théoriquement, la lutte intégrée s'ouvre à toute technique de protection des plantes en fonction de ses mérites dans une situation donnée. En pratique, la lutte chimique constitue, est de loin, le type de méthode le plus utilisé en agriculture commerciale. Ceci est dû à des raisons essentiellement économiques et techniques.
Pour finir, il est certain que quelque soit le moyen de lutte proposé, il est irréalisable voire impossible d’éliminer totalement aussi bien la population de Cosmopolites Sordidus que celle de Pentalonia Nigronervosa. Toutefois, la combinaison de ces différentes méthodes de lutte permet de gérer de manière durable l’écosystème et d’améliorer le rendement agricole.



















REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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samedi 21 février 2009

Effet de la poudre des feuilles d'Euphorbia cotonifolia sur les larves des Cosmopolites sordidus Germar

Cet article a été publié par la REVUE DE L'IRSA, Numéro 13, Pages 263-274. Mai 2008.